Territoire d’énergie

La solidarité territoriale

La FNCCR change de nom et prend un nouvel essor sous la nouvelle bannière « Territoire d’Energie », une marque qui symbolise des valeurs d’humanisme et d’égalité des territoires. La marque se déclinera selon une appellation nationale : Territoires d’Energie France ou territoriale : Territoire d’Energie suivie du nom de la région, ou du département, ou du lieu d’implantation. Nous avons demandé à Monsieur Xavier Pintat, sénateur maire de Soulac, qui préside cette Fédération de nous en dire plus.
Interview du président de la FNCCR, Xavier PINTAT, sénateur maire de Soulac :
Valeurs Vertes (V.V.) : Que signifient ce changement de nom et ce nouveau logo: Territoire d’Energie ?
Xavier Pintat (X. P.) : Commençons par faire un peu d’histoire, si vous me le permettez. Les autorités organisatrices de la distribution d’énergie (AODE) ont été créées pour certaines il y a plus d’un siècle, pour d’autres il y a quelques années à peine. A chaque fois, cette création résulte d’une implantation territoriale et, le plus souvent, d’une logique d’intercommunalité, qui reproduisent à l’échelle locale le modèle de péréquation national. Si l’organisation du service public de l’énergie est à peu près identique d’une AODE à l’autre, il en va différemment des structures qui en ont la responsabilité : métropole, syndicat intercommunal, voire conseil départemental. Cela se traduit par des noms très différents, d’un endroit à l’autre, ce qui rend difficile l’identification et, plus encore, la compréhension de nos activités. Au moment où la transition énergétique se met en place, il nous a semblé nécessaire de disposer d’une identité commune forte, porteuse de nos valeurs et de nos métiers.

V.V. : Au cœur de votre action se trouve une volonté certaine: celle de réussir l’égalité entre les territoires qu’ils soient urbains ou ruraux. N’est-ce pas là le défi des prochaines années ? Comment contribuer aux objectifs des énergies renouvelables à l’horizon 2030 ?

X. P. : Votre question est au fond celle des réseaux dont les collectivités sont propriétaires et dont la gestion est déléguée à ERDF et GRDF ou à des Entreprises Locales de Distribution (ELD). Nous ne devons pas être des propriétaires dormants mais bien des gestionnaires actifs de développement et de modernisation de nos réseaux. La multiplication de sources de production renouvelables modifie fortement l’approche descendante liée au parc nucléaire. Demain, le réseau rural sera aussi un réseau « remontant », ce qui implique de lourds investissements et un dialogue renforcé avec les aires urbaines, où sera concentrée l’essentiel de la consommation. Il sera également un réseau intelligent, avec un meilleur équilibre entre production et consommation d’autant plus, on le pressent, que la part des énergies intermittentes ira croissant. Nos « territoires d’énergie » portent doublement ce dialogue : d’abord, nous avons une expérience forte dans la production d’énergies vertes, du solaire à la géothermie profonde, en passant par la biomasse et les éoliennes. Ensuite, les réseaux sont la meilleure illustration de la solidarité territoriale. Nous devons donc veiller au développement conjugué de la production et de la distribution.

V.V. : A travers le principe de déclinaison nationale et territoriale du nouveau nom en fonction des territoires d’implantation, ne s’agit-il pas de donner encore plus de place au dialogue et à l’entente entre territoires pour une plus grande efficacité en matière d’énergie et d’environnement?
X. P. : Nous avons l’intention de travailler étroitement avec les Régions, chefs de file de la transition énergétique. Nous avons deux atouts essentiels pour réussir ce grand défi : une implantation territoriale forte et une expertise de haut niveau immédiatement opérationnelle : bornes de charge pour véhicules électriques, stations-service GNV, production d’énergies renouvelables, le plus souvent avec des SEM dédiées, smart-grids, achats groupés d’énergie, efficacité énergétique… Ces projets sont d’autant plus pertinents qu’ils sont portés à une large échelle territoriale, avec une forte solidarité entre le rural et l’urbain. C’est pourquoi j’attends beaucoup du dialogue entre les conseils régionaux et nos « territoires d’énergie.

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