La Fédération était représentée par Richard Chamaret, président de Territoire d’énergie Mayenne, afin de porter la voix des collectivités territoriales engagées dans la décarbonation des transports.
Au programme de cette journée d’échanges :
- Marina Kousoulidou, DG MOVE, Commission européenne
- Maria Georgiadou, DG RTD, Commission européenne
- Bénédicte Van Den Berg, cheffe de cabinet de l’eurodéputé Benoit Cassart (Renew)
- Cécile Combette-Murin, directrice du bureau de la Région Normandie à Bruxelles et coordinatrice du groupe Transport des régions françaises
- Philippe Lamberts, conseiller d’Ursula von der Leyen pour les objectifs climatiques 2030
Les collectivités en première ligne de la mobilité propre
À Bruxelles, la FNCCR a rappelé un message central : les collectivités territoriales sont en première ligne dans la décarbonation des transports.
Partout en France, elles investissent déjà dans des solutions concrètes pour développer des mobilités plus propres :
- production de biométhane
- déploiement de stations bioGNV
- développement de flottes de bus, cars scolaires et bennes à ordures décarbonées
Ces initiatives permettent de valoriser des ressources locales, de réduire les émissions du transport lourd et de renforcer la résilience des services publics locaux.
Défendre un mix énergétique pour la décarbonation du transport
Alors que l’Union européenne prépare la révision des normes CO₂ pour les véhicules lourds, la FNCCR a porté une position claire : la décarbonation du transport ne peut pas reposer sur une seule technologie.
La transition doit s’appuyer sur un mix énergétique complet, mobilisant des solutions complémentaires [électricité, biométhane et hydrogène] en fonction des usages et des réalités territoriales.
La FNCCR restera mobilisée au niveau européen
Dans les prochains mois, la FNCCR poursuivra son action auprès des institutions européennes afin de défendre :
- la reconnaissance du rôle des carburants renouvelables, notamment le biométhane ;
- une évaluation des émissions intégrant l’ensemble du cycle de vie des énergies ;
- le respect du principe de neutralité technologique dans les politiques européennes.
Dans cette perspective, la FNCCR publiera dans les prochaines semaines un Manifeste de soutien au bioGNV, visant à rappeler la contribution des territoires au développement des mobilités propres et à défendre une approche fondée sur la complémentarité des solutions énergétiques dans la décarbonation du transport.
Ces échanges à Bruxelles confirment une conviction forte : la transition européenne vers des mobilités durables se construira avec les territoires.
A date, la trajectoire privilégiée par les institutions européennes repose principalement sur l’électrification du transport routier, complétée à plus long terme par l’hydrogène, tandis que les carburants renouvelables comme le BioGNV sont plutôt considérés comme des solutions de transition. Dans ce cadre, le positionnement défendu par la FNCCR, visant à mieux reconnaître les bénéfices climatiques du biométhane, notamment à l’échelle du cycle de vie des carburants, a trouvé un écho variable mais réel auprès des interlocuteurs institutionnels. Les discussions ont confirmé que, si l’approche réglementaire européenne reste aujourd’hui centrée sur les émissions au pot d’échappement, plusieurs acteurs reconnaissent l’intérêt du BioGNV pour les territoires ayant déjà investi dans des flottes et infrastructures dédiées. Elles ont également permis d’identifier plusieurs pistes d’action pour renforcer la reconnaissance de cette solution au niveau européen, notamment en documentant davantage son déploiement dans les flottes de transport lourd, en structurant des alliances avec des acteurs territoriaux européens et en mobilisant des relais politiques au Parlement européen et au sein de la Commission dans la perspective des prochaines évolutions réglementaires.
