Mercredi 7 décembre 2022 Webconférence consacrée aux menaces de délestages électriques – Mercredi 7 décembre 2022 de 10h00 à 12h30
Depuis juillet dernier, la Fédération est intervenue fortement auprès du gouvernement pour rappeler l’importance d’assurer la continuité des services publics d’eau et d’assainissement et donc la nécessité d’intégrer ces services parmi les activités contribuant à la « satisfaction des besoins essentiels de la nation » et qui peuvent bénéficier du « service prioritaire » c’est à dire qui doivent être préservées des éventuels délestages : courriers du président de la FNCCR au gouvernement, communiqué de presse du 15 septembre puis rencontre avec les cabinets et services des ministères de la transition écologique, de la transition énergétique et de l’intérieur (avec la FP2E) en octobre (voir hiver 2022-23 : risques de délestages électriques).
Ils semblent avoir petit à petit pris conscience des risques et enjeux en cas de délestage de certains ouvrages d’eau potable (si des établissements prioritaires ou les Points d’eau incendie ne peuvent être alimentés en eau) et d’assainissement (risques de débordements de réseaux et donc de pollution du milieu naturel mais aussi enjeux directs d’hygiène publique si débordement sur la voirie ou dans les immeubles…). Mais force est de constater que cette tardive prise de conscience ne suffira pas et les « marges de manœuvre » apparaissent désormais très réduites puisque les automates qui doivent piloter les délestages éventuels (au niveau des postes HTB/HTA) sont d’ores et déjà programmés… En pratique, seuls quelques ouvrages d’eau potable relevant de la législation du code de la défense sur les activités d’importance vitale ont été reconnus prioritaires.
À cet égard, nous vous invitons à dénoncer les injonctions de certaines ARS (mais aussi apparemment de certains services de police de l’eau) menaçant les services et les élus de sanctions administratives voir pénales en cas de rupture de la continuité (quantité, qualité, performance) du service alors que le gouvernement a délibérément décidé de ne pas considérer les services d’eau et d’assainissement comme prioritaire (sauf exception)…
Quoiqu’il en soit, les services d’eau et d’assainissement doivent se préparer à faire « au mieux » en cas de délestage, ce qui suppose d’identifier les moyens de « résilience » et les procédures à mettre en place en cas de risques de délestage : maintien d’un haut niveau de remplissage de réservoirs et châteaux d’eau, renforcement de l’aération dans les STEU biologiques avant coupure éventuelle, possibilité d’installation de groupes électrogènes sur les sites les plus sensibles (pour les exploitants qui en disposent car très probablement, les contrats de location de GE ne pourront pas être honorés s’ils sont réquisitionnés par l’État…).
Ce plan établi, nous vous recommandons d’indiquer formellement aux services préfectoraux les secteurs qui seront particulièrement vulnérables en cas de délestages (risques de ruptures d’alimentation en eau d’hôpitaux, cliniques, EHPAD ou industries… ou de pollution par des eaux usées de milieux particulièrement sensibles).
Vous pouvez consulter le support de présentation et visionner la vidéo de la webconférence qui s’est déroulée le 7 décembre dernier.