Déchets ménagers : l’association Aromates place l’économie circulaire au cœur des enjeux de souveraineté énergétique

À l’occasion de sa conférence nationale consacrée aux déchets ménagers, organisée par l’Association Aromates, la FNCCR a participé ce 8 juillet 2026 aux échanges en tant que partenaire institutionnel de l’événement. Richard Chamaret, élu intervenant au sein de la deuxième table ronde, a notamment apporté son éclairage sur les leviers territoriaux permettant de faire des déchets une véritable ressource au service de la transition énergétique.

Intitulée « Gaz, CSR et déchets : vers une souveraineté énergétique par l’économie circulaire ? », cette table ronde a permis d’explorer les perspectives offertes par la valorisation des déchets dans un contexte marqué par les tensions énergétiques, les évolutions réglementaires européennes et la nécessité d’accélérer la décarbonation des territoires.

Les échanges ont rappelé que les déchets ne constituent plus uniquement une problématique de gestion environnementale : ils représentent également un levier stratégique de production d’énergies renouvelables, de résilience territoriale et de compétitivité industrielle. La valorisation de la biomasse, des biodéchets, des combustibles solides de récupération (CSR) ou encore des plastiques non recyclables ouvre ainsi des perspectives importantes pour contribuer à la souveraineté énergétique française.

La méthanisation territoriale, un outil au service de l’économie circulaire

Lors de son intervention, Richard Chamaret a partagé le retour d’expérience du déploiement de projets de méthanisation à l’échelle du département de la Mayenne. Il a souligné l’intérêt d’une approche territoriale permettant d’optimiser la gestion des déchets tout en maîtrisant les coûts pour les collectivités.

Parmi les orientations défendues figure notamment le développement d’une gestion performante des biodéchets, reposant sur leur valorisation par méthanisation, ainsi que la massification des flux issus notamment de la restauration scolaire. Cette organisation permet de mieux structurer les filières, d’améliorer l’efficacité des installations et de renforcer la production de gaz renouvelable à l’échelle locale.

Richard Chamaret a également insisté sur la pertinence d’un modèle industriel de méthanisation organisé à l’échelle départementale, capable de répondre aux enjeux techniques, économiques et environnementaux tout en accompagnant les collectivités dans leurs transformations.

Donner de la visibilité aux collectivités pour accélérer les investissements

Au-delà des solutions techniques, les échanges ont mis en évidence un enjeu majeur : la nécessité de disposer d’un cadre public stable et durable. Pour permettre aux collectivités et aux acteurs industriels d’investir, les politiques nationales de gestion des déchets doivent fixer un cap clair sur le long terme.

La transition vers une économie circulaire nécessite en effet des investissements importants dans les infrastructures de traitement et de valorisation. Une visibilité réglementaire, fiscale et industrielle renforcée constitue une condition essentielle pour accélérer le développement des filières de gaz renouvelables et de valorisation énergétique des déchets.

Cette conférence nationale a ainsi confirmé l’importance d’une approche intégrée, associant gestion responsable des déchets, production énergétique renouvelable et accompagnement des territoires. Les collectivités ont un rôle central à jouer dans cette dynamique afin de transformer les déchets en ressources au service de la transition écologique et de la souveraineté énergétique.

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